St Arkansas

St Arkansas

Glitterhouse / GRCD 554 (EU), 20/05/2002

  1. The Fevered Dream Of Hernando DeSoto
  2. Slow Walking Daddy
  3. Michele
  4. 333
  5. Hell
  6. Lisbon
  7. Steve
  8. Phone Home Jonah
  9. Where's The Truth
  10. Dark
Textes

David Thomas : voix
Tom Herman : guitare, organ, voix
Robert Wheeler : synthétiseurs EML, theremin, piano
Michele Temple : basse, orgue, piano
Steve Mehlman : batterie, orgue
avec
Jim Jones : guitare, orgue

Titres signés Pere Ubu.

Production : David Thomas
Ingénieur du son : Paul Hamann
Studio : Suma (Paisneville/Ohio)

Graphisme : John Thompson

Enregistrement

Enregistrement aux Suma Studios par Paul Hamann.

Editions

Label Référence Pays Date Commentaires
Glitterhouse GRCD 554 EU 20/05/2002 cd
Bomba BOM 22160 Japon 26/05/2002 cd
spinART SPART 108 US 18/06/2002 cd
Cooking Vinyl COOKCD904 US 2006 cd
St Arkansas, Promo Glitterhouse

Glitterhouse, cd promo (2002)

Chroniques

Magic 62Entre les projets solo de son chanteur Peter Thomas et les multiples résurrections discographiques (voire les poursuites de carrière en pointillé, à raison d'un album tous les trois-quatre ans), le parcours de Pere Ubu était devenu impossible à identifier, en particulier en terme musical. Scotché par les performances scéniques de Thomas, dont la fulgurance paraissait unique, ne semblant dépendre que de l'humeur d'une soirée précise, on ne savait trop quoi attendre d'un nouvel enregistrement studio, pensé et matérialisé. C'est donc avec un bonheur non feint qu'on a découvert ce St Arkansas qui réussit le tour de force de conserver la bizarrerie et surtout la sauvagerie du style de Pere Ubu tout en proposant un disque étonnamment efficace et parcouru d'un humour iconoclaste particulièrement bienvenu.
La voix nasillarde de Peter Thomas, qui évoque toujours les imprécations absconses de John Lyndon période Metal BoxiFlowers Of Romance, est supportée par un groupe sacrément rock'n'roll, au jeu paradoxalement aussi carré que complètement décalé. Cette étrangeté est sans doute à mettre au compte d'une tendance qui a toujours penché vers l'avant-garde (la danse moderne est donc loin d'être morte) autant que (et là, c'est toujours plus rare) d'une vraie folie, parvenant à être contenue, mais surtout pas réfrénée, sur disque. Un type comme David Lynch, au lieu de prendre du bon temps à Cannes au son des nappes synthétiques et spatiales de son compère Angelo Badalamenti, devrait plutôt penser à embaucher Pere Ubu pour ses virées imagées dans l'Amérique dégénérée.
Julien Welter, Magic, n°62, juin 2002

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