Rocket From The Tombs : Barfly

Barfly

Fire / FireCD196 (UK), Septembre 2011

  1. I Sell Soul
  2. Birth Day
  3. Anna
  4. Butcherhouse
  5. Romeo & Juliet
  6. Sister Love Train
  7. Love Train Express
  8. Good Times Never Roll
  9. Six And Two
  10. Maelstrom
  11. Pretty

David Thomas : voix
Cheetah Chrome (Gene O'Connor) : guitare, piano
Craig Bell : basse
Steve Mehlman : batterie, orgue
Richard Lloyd : guitare
avec Andy Diagram : trompette (6)
Snot-ettes : choeurs

Titres signés Bell - Chrome - Lloyd - Mehlman - Thomas

Textes

Production : David Thomas
Ingénieur du son : Paul Hamann, Studio Suma, Painsville (Ohio/USA)
Mixage : David Thomas & Paul Hamann
Graphisme : John Thompson, Bad People Good Things & Alex Hornsby
Photo du groupe : Kathy Ward Thompson

Blog consacré au groupe et à l'album

Enregistrement

Enregistré les 10 & 11 janvier 2009, du 28 au 30 juin 2010 et du 8 au 13 août 2010 au Studio Suma de Painesville/Ohio (USA)

Editions

Label Référence Pays Date Commentaires
Fire FireCD197 UK 05/09/2011 cd
Fire FF197 UK 05/09/2011 lp
Smog Veil SV104 US 13/09/2011 lp
cover Barfly US

Smog Veil Records (2011)

Chroniques

Voilà un groupe qui porte son nom on ne peut mieux ! Rocket From The Tombs revient d'entre les morts puisque ce groupe a été actif en 1974-1975, portant en germe les prémisses d'un son punk dont il ne profitera que très indirectement. Rares en effet sont ceux qui citaient les Américains et il fallait chercher chez les die-hard fans de Pere Ubu et des Dead Boys des discophiles qui connaissaient les Rocket.
En 2002, le label Smog Veil avait sorti une anthologie de leurs titres, le groupe n'ayant publié aucun album de son vivant. Et, forcément, les membres évaporés dans de multiples projets ont décidé de se reformer pour une tournée un an plus tard et un album a suivi, Rocket Redux.
Que dire de Barfly ? Il sonne de nouveau comme un départ, le groupe ne donnant pas grand signe de vie depuis 2003. Cette fois, on retrouve Richard Lloyd (ex-Television) pour remplacer le guitariste Peter Laughner, mort en 1977. Un peu plus fatigués, les papis (et un plus jeune, né en 1971, nouveau à la batterie, Steve Mehlman, qui joue avec Pere Ubu) s'amusent encore à nous refaire le disque atemporel : I Sell Soul ou Good Times Never Roll sonnent Stooges, le son plus propre n'entamant en rien la beauté des riffs garage et le petit passage mélodique de Cheetah Chrome. Sister Love Train / Love Train Express donne un aperçu de la filiation évidente avec The Fall. En revanche, Anna, plus facile, tient surtout grâce à la voix traînante. Birthday est plus langoureux, résurgence bluesy-psyché, surtout dans son solo. La voix de David Thomas traîne, lascive et mongoloïde, sur cette comptine sournoise. Six and Two se positionne comme le titre testament de l'album, ode à la vie, ses réussites et ses échecs mués en chansons, porté par la basse de Craig Bell, magnifique dans sa neurasthénique deuxième partie. La pièce maîtresse est certainement ce Romeo & Juliet, slow éclopé, parodie tout autant que pièce de choix, à l'instar de ce qu'avaient réalisé Nick Cave et Shane MacGowan avec What A Wonderful World. Butcherhouse 4 charme avec sa deuxième piste vocale en fond, témoignage et confessional sur lequel le groupe place sa mélodique berceuse.
Un album qui capitalise sur le mythe, avec des prouesses vocales et un charme rétro (des compositions qui sonnent comme des classiques de Fête de la Musique), parfois vaguement moisi (le dispensable Pretty) : pas sûr que ça plaise véritablement au-delà du groupe de fans, qui choisiront la version LP avec le visuel choisi par le groupe.
Sylvain Nicolino, Obsküre Magazine, Décembre 2011

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